Le fort de Buenos Aires occupe la 4 079e place sur 9 040 au classement de renommée de cet atlas et le 4e rang des 6 que l’atlas recense en Argentine. Sa fondation, en 1595, est antérieure à celle de 32 % des monuments datés de l’atlas, l’un des 887 monuments de l’atlas fondés au XVIe siècle. Ses articles Wikipédia ont été ouverts 1 599 fois en 60 jours, plus que 64 % de l’atlas. Dans un rayon de 25 km se dressent 1 autres monuments de l’atlas. Voyez comment l’Argentine se compare dans les statistiques des châteaux.
Le fort de Buenos Aires était une place-forte destinée à défendre la ville de Buenos Aires et à servir de logis aux autorités coloniales résidant dans la ville. L’ouvrage, dont la construction commença en 1595 et se termina, après plusieurs remaniements, vers le début du XVIIIe siècle, se trouva entièrement démoli en 1882.
Doté d’abord du nom de Real Fortaleza de Don Juan Baltasar de Austria, puis, au XVIIe siècle, de celui de San Miguel de Buenos Aires, le fort se dressait sur la berge du río de la Plata, laquelle à cette époque n’était éloignée que d’une centaine de mètres de l’actuelle place de Mai, et occupait l’emplacement sur lequel se trouve aujourd’hui la Casa Rosada, siège du pouvoir exécutif de la République argentine. Au fil des décennies, il vint à être renforcé d’une muraille de pierre, cerné d’un fossé l’entourant entièrement, pourvu d’un pont-levis le faisant communiquer avec la place, cantonné de bastions, armé de canons, et garni, au-dedans de son périmètre, de divers édifices. Acarète du Biscay, voyageur français, en fournit la description suivante en 1658 :
« ...[la ville] possède un petit fort de terre dominant le fleuve, cerné par un fossé, doté de dix canons de fer, dont le plus gros est de calibre douze. Là réside le gouverneur, et la garnison se compose de 150 hommes seulement, répartis en trois compagnies, commandées par trois capitaines nommés par celui-là selon sa convenance... »
Son but initial était d’éviter que des pirates européens, c'est-à-dire essentiellement anglais, hollandais et portugais, ne pussent s’emparer de la ville.
Texte adapté de « Fort de Buenos Aires » de Wikipédia, CC BY-SA 4.0.
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