Le Fort Ticonderoga occupe la 344e place sur 9 040 au classement de renommée de cet atlas et le 6e rang des 110 que l’atlas recense aux États-Unis. Sa fondation, en 1754, est antérieure à celle de 16 % des monuments datés de l’atlas, l’un des 685 monuments de l’atlas fondés au XVIIIe siècle. Ses articles Wikipédia ont été ouverts 38 979 fois en 60 jours, plus que 99 % de l’atlas. Dans un rayon de 25 km se dressent 2 autres monuments de l’atlas. Voyez comment les États-Unis se comparent dans les statistiques des châteaux.
Le Fort Ticonderoga, appelé Fort Carillon de 1755 à 1759, est un important fort construit par les Français au XVIIIe siècle à l'extrémité sud du lac Champlain en Nouvelle-France, dans l'État actuel de New York, aux États-Unis. Il a été bâti par Michel Chartier de Lotbinière, lieutenant et ingénieur ordinaire du roi, de 1755 à 1757. Le nom « Ticonderoga » provient de l'iroquois « tekontaró:ken », signifiant « à la jonction de deux cours d'eau ».
Le fort contrôle un point de portage sur la rivière La Chute, longue de 6 km entre le lac George (anciennement lac Saint Sacrement) et le lac Champlain, sur laquelle se succèdent plusieurs rapides. Il s'agissait, dans la première moitié du XVIIIe siècle, d'un point de portage stratégique sur les routes commerciales entre le bassin de l'Hudson, contrôlé par les Britanniques, et le bassin du Saint-Laurent, contrôlé par les Français. Surnommé la « clef du continent », il a été le théâtre de plusieurs batailles entre Français et Britanniques lors de la guerre de Sept Ans, puis entre Britanniques et Américains pendant la guerre d'indépendance des États-Unis.
Au cours de l'année 1777, les Britanniques abandonnent le fort à la suite de l'échec de la campagne de Saratoga et ce dernier cesse d'avoir une utilité militaire après la fin de la guerre d'indépendance des États-Unis. Le fort Ticonderoga tombe peu à peu en ruines, ses matériaux de construction, comme la pierre, le bois ou le métal, étant réutilisés par les habitants de la région. Il devient une attraction touristique au cours du XIXe siècle et ses propriétaires le restaurent au début du XXe siècle. Il abrite désormais un musée et un centre de recherches, gérés par une fondation.
Texte adapté de « Fort Ticonderoga » de Wikipédia, CC BY-SA 4.0.
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